Jour 75

Plaisirs piochés

– Manger du chocolat (ai plutôt bu un chocolat, mangé du tiramisu tapissé de chocolat maigre et piqué un bout de brownie à D)

– Manger du fromage (aubergines au fromage de chèvre, nouvelle tentative depuis que nous avons décidé de dîner végétarien)

– Faire une balade au parc dans Paris

– Regarder un bon film (fin Cloverfield, American Nightmare 2, bizarrement pas trop mal)

– Visiter une expo ou un musée (Inside au Palais de Tokyo, très bien)

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (je continue le cycle Emmanuel Carrère : après Le Royaume et La Classe de Neige, j’ai terminé Un roman russe et ai commencé Limonov)

– Faire un gâteau (tiramisu) (justement, on avait ce débat hier : le tiramisu est-il un gâteau ? Un entremets ?) (en fait, techniquement, j’ai fait le tiramisu la veille, mais comme on l’a mangé hier, je le laisse ici)

Remarques

J’ai du mal à reprendre l’habitude de remplir ce blog depuis que je suis rentrée de vacances. Je sens pourtant que sa tenue quotidienne me faisait du bien, parce qu’elle constituait un plaisir en soi et parce qu’elle me rappelait pendant la journée et au moment d’écrire la place centrale du plaisir dans la vie, ce qui m’aidait à dissiper mes doutes et à réduire mon stress. Mais là, les doutes reviennent, notamment après la lecture d’Un roman russe. Je me demande si je suis sur la bonne voie avec toutes ces nouvelles techniques que j’essaie d’appliquer (celle que présente ce blog n’en est qu’une seule), si ce n’est pas du déni de ma part, si je ne ferais pas mieux de m’allonger sur le divan du psychanalyste une bonne fois pour toutes…

C’est dingue comme les pensées négatives et inhibantes peuvent revenir vite lorsque j’arrête le sport et le yoga quelque temps (j’ai eu une angine).

D’un autre côté, dans Un roman russe, ce n’est pas la psychanalyse en soi qui a eu l’air d’aider Emmanuel Carrère, mais le fait de révéler publiquement, entre autres, ce secret sur son grand père qui l’avait rendu malheureux et dont il avait dû parler sur le divan des centaines de fois. Mais c’était vital pour lui que les gens le lise, ce secret. C’était peut-être même pas pour aller mieux, d’ailleurs, c’était peut-être juste vital. (J’ai vérifié s’il avait fait l’émission Remède à la mélancolie pour avoir la réponse, mais non)

Je comprends son cheminement et me dis quoi de plus naturel dans une famille publique que de vouloir rendre un secret public, un peu comme l’a fait la fille d’Herzog (ces cons d’écrivains, à la fois menteurs et défenseurs de la vérité), mais ce que je ne comprends pas, c’est qu’est-ce qui me pousse, moi, à vouloir en faire de même alors que je viens d’une famille on ne peut plus anonyme ?

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