Jour 287

Bilan des « vacances »

Points négatifs :

  • Une semaine passée dans ma famille, ça n’est pas vraiment ce que j’appellerais des vacances (d’où les guillemets).
  • Personne n’a l’air d’aller mieux, personne ne prend soin de personne, tout le monde est focalisé sur ses malheurs, et, c’est logique, j’imagine, personne ne m’a demandé comment j’allais ni ce que je devenais. En revanche, la création d’entreprise de mon homme a eu, brièvement, l’air d’attirer un peu plus l’attention.
  • Je me suis enfermée comme d’habitude dans un quasi mutisme qui ne peut qu’être incompris. Et même les personnes avec lesquelles je suis davantage moi-même m’ont littéralement fermé la porte au nez (ma grand-mère qui a tout fait pour ne pas qu’on aille la voir — probablement pour mieux pouvoir se plaindre ensuite que personne ne va la voir).
  • Je ne vois que décrépitude dans la maison parentale sale et absolument pas entretenue, à l’image de ses propriétaires, et dans les choix de vie au jour le jour où l’on ne prévoit rien, ce qui pour moi n’augure rien de bon pour l’avenir et est un héritage, dans tous les sens du terme, bien lourd à porter.
  • Je n’ai pas passé un bon moment, et même les quelques jours où l’on s’est éclipsés à la plage avec mon homme n’ont pas été très joyeux. A croire que le virus dépressif ambiant était contagieux…

Points positifs :

  • Ça fait du bien de ne pas travailler et de s’éloigner de son lieu de travail (mon appart, en l’occurrence)
  • J’ai pas mal lu : The Rosie Project de Graeme Simsion, J’arrête de râler de Christine Lewicki (que je dois terminer), et surtout An Unsuitable Job for a Woman (La Proie pour l’ombre) de P.D. James qui a fait passer beaucoup plus vite les longues heures de train du trajet du retour.
  • J’ai acheté de jolis pulls dont j’avais grandement besoin et j’ai fait de belles trouvailles dans l’Emmaüs local (dont le P.D. James susnommé)
  • J’ai réussi à gérer à peu près bien mes émotions et à dire ce qui était le plus urgent et important (à ma grand-mère qu’elle semblait en dépression et que seul un professionnel pourrait l’aider à s’en sortir).
  • J’ai apprécié le calme de la campagne, l’absence de pollution (à part la fumée de cigarettes), et mes petites balades pour aller caresser l’âne et les chèvres du voisin en grignotant des mûres sur le chemin.
  • Il a fait très beau et j’ai un peu bronzé.
  • Je me rends compte à quel point j’apprécie le cocon que l’on s’est construit avec mon homme, aussi bancal soit-il. C’est normal de se dire que les vacances commencent lorsque l’on rentre chez soi ?

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Courir

– Voir une personne que j’apprécie (l’orthophoniste)

– Regarder un bon film

ou

– Regarder une bonne série

– Faire du yoga (après la course)

– Améliorer mon intérieur (un peu de ménage)

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (J’arrête de râler)

– Cuisiner un plat que j’aime

– Lire le journal

– Méditer

Publicités

2 réflexions sur “Jour 287

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s