Jour 341

Aujourd’hui, un article très bref car j’ai du boulot. J’adore écrire ici mais ça me prend beaucoup de temps… Et je n’arrive pas à me lever très tôt.

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime (Duerme negrito, version Mercedes Sosa)

– Écrire (ceci)

– Regarder un bon film (l’autre soir, on a regardé Cape Fear/Les Nerfs à vif de Scorcese, ça m’a donné envie de revoir des classiques) (bon, il y a plus classique que Cape Fear, mais vous voyez ce que je veux dire)

ou

– Regarder une bonne série (on a commencé Fresh Meat hier soir, une série anglaise sur des étudiants en coloc : pas mal)

– Faire du yoga (fait au saut du lit)

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Trois amis en quête de sagesse)

– Méditer (fait après le yoga)

Jour 340

Bilan du jour 339

Ça va quand même beaucoup mieux quand on met des bas de contention.

La lecture de Trois amis en quête de sagesse et des événements de ma vie quotidienne avec personnes franchement pas sympas me font beaucoup réfléchir à l’ego et à l’altruisme. Comment chasser l’ego sans douter de soi ? Comment traiter avec altruisme les gens narcissiques et colériques ?

Je remarque aussi que la lecture de ce livre m’aurait été beaucoup moins bénéfique il y a quelque temps quand je n’allais pas bien. J’aurais sûrement mal interprété beaucoup de choses, j’aurais culpabilisé davantage et je n’aurais pas su me sortir des relations toxiques. Il me semble que le bouddhisme (la philosophie ?), ce n’est pas vraiment fait pour les gens très déprimés et très anxieux. Il faut d’abord poser des actes de retour à soi (le soi étant différent de l’ego ?) pour consolider sa personnalité et le respect qu’on se porte avant de pouvoir se tourner vers le monde. Par exemple, le bouddhisme voit le plaisir comme égoïste et éphémère, et si j’avais lu ça avant, peut-être n’aurais-je jamais commencé ce blog et pansé de nombreuses plaies ? La tenue de ce blog m’a été bénéfique à de nombreux égards, mais voici les deux éléments les plus importants : 1/ elle m’a permis de savoir quelles activités j’aimais vraiment, et le fait qu’elles deviennent routinières m’a aidé à mieux définir ma personnalité (ce qui est très confus quand on est déprimé et anxieux), 2/ elle m’a apporté des émotions agréables et a laissé la place à une joie durable.

C’est peut-être un problème de lexique. Devrais-je dire « Quatre activités qui mettent en joie par jour au minimum » ?

 

Activités qui mettent en joie prévues

– Écouter de la musique que j’aime

– Écrire (ceci)

– Voir une personne que j’apprécie (mon frère, les autres bénévoles et les enfants au soutien scolaire)

– Regarder un bon film

ou

– Regarder une bonne série

– Faire du yoga (fait au saut du lit)

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Trois amis en quête de sagesse, bien sûr)

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– Méditer (fait après le yoga)

Jour 339

Bonne résolution de la semaine : me lever plus tôt pour avoir plus de temps !

Après une pause salutaire, j’ai repris le travail lundi et je commence à sentir les effets de la position assise prolongée sur mon physique. J’essaie de faire en sorte que les sensations physiques désagréables n’entachent pas mon humeur et ne fassent pas monter mon stress (car il ne ferait que les accentuer), mais dans un second temps, j’aimerais réussir à les diminuer, voire à m’en débarrasser, car la vie est quand même plus simple quand elles ne sont pas là. Sans rentrer dans les détails, il s’agit de problèmes de digestion et de circulation sanguine, et mes expériences de changement d’habitudes prolongé (vacances, année sabbatique) m’ont prouvé que mes troubles étaient liés à la sédentarité et au stress. Maintenant que j’ai réussi à faire baisser mon anxiété, j’arrive à mieux comprendre les mécanismes de mon corps, et si les souffrances morales et physiques sont amoindries par ma détente et ma meilleure humeur, je remarque que les symptômes physiques sont toujours là. Je me questionne beaucoup sur l’organisation de mes journées, je me demande comment laisser encore plus de place à la marche et à l’activité, tout en étant capable de faire mon travail. Avant Noël, j’avais testé le bureau debout (= le plan de travail dans ma cuisine, ce qui troublait beaucoup ma petite lapine car elle croyait que je faisais à manger et qu’elle allait avoir un petit bout de carotte ou de persil) et c’était pas mal du tout. Le seul problème était des douleurs cervicales, mais la balance bénéfices/risques penchait grandement en la faveur des premiers. Sinon, il a toujours ça :

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https://pereira-da-silva.com/sur-la-route/

Hier matin, j’ai fait quelques salutations au soleil et une méditation assise au saut du lit, et ça a vraiment donné le la au reste de ma journée. Mieux que la liste des plaisirs, la liste de ce qui est bon pour soi… A consommer sans modération…

 

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Voir une personne que j’apprécie (l’orthophoniste)

– Faire du yoga

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Trois amis en quête de sagesse, magnifique)

– Méditer

Jour 338

Bilan du jour 337

Merci à tous ceux qui m’ont laissé des commentaires hier. Ça fait chaud au cœur de savoir de savoir que vous êtes plusieurs à me lire.

(sous les conseils d’Hélène, je vais quand même vous parler de la méditation. Raconter mon expérience, ce n’est pas faire de la pub, il me semble)

Je voudrais revenir sur une deuxième (re)découverte à la lecture de Wherever You Go, There You Are de Jon Kabat-Zinn : celle du « mode être » (being mode). L’auteur dit que nous sommes généralement plongés dans le « mode faire », où non seulement, on n’est pas dans l’instant présent, mais où l’on s’invente de surcroît une réalité généralement fausse sur soi et sa vie (« je suis trop ceci, je n’aurais pas dû faire cela, il va m’arriver ça »), sur les autres et sur le monde, ce qui nous cause des souffrances. On parle aussi de « pilote automatique », à cause duquel on peut passer à côté de sa vie. Par opposition, en « mode être », que l’on peut connaître grâce à la pratique de la méditation formelle et à la pleine conscience le reste du temps, nous sommes plus centrés sur le moment, ou du moins nous sommes en mesure de choisir ce sur quoi nous voulons nous concentrer : un problème familial, professionnel ou de santé, le dîner que je suis en train de préparer, les devoirs des enfants, un film, les sensations de mon corps lorsque je me glisse sous les draps et la conscience de ma respiration alors que je m’enfonce dans le sommeil. Le problème est toujours là, peut-être pourrais-je le dénouer en temps et en heure, mais il ne me gâche pas le reste de la journée à cause de ruminations incessantes.

Même si je suis loin d’avoir atteint un « mode être » optimum (je ne suis même pas sûre que ce soit le but), je sens vraiment que ces ruminations durent aujourd’hui beaucoup moins longtemps chez moi. Je sais les observer, les identifier, et parfois les déjouer. Avant cela, j’ai l’impression d’avoir été plongée dans un magma de mal-être incompréhensible pendant des années.

Dans les choses qui m’ont aidée à comprendre et à dédramatiser le magma, il y a la lecture des ouvrages de Christophe André. Je vous conseille cette interview de lui lumineuse et passionnante : http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/01/17/christophe-andre-la-parole-sur-la-gentillesse-se-libere_4848666_4497916.html

 

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Regarder un bon film

ou

– Regarder une bonne série

– Faire du yoga (fait au saut du lit)

– Me faire belle (avec l’âge, on comprend vraiment mieux l’intérêt du fond de teint)

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Trois amis en quête de sagesse de Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien)

– Méditer (fait après le yoga)

Jour 337

Je vous souhaite à tous une belle et heureuse année 2016. Quelle vous soit douce, joyeuse et pleine de projets enrichissants…

J’ai pas mal lu pendant ce mois de silence, notamment The Mindful Way Through Depression (La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour la dépression) de Williams, Teasdale et Segal qui m’a permis de comprendre des points qui m’avaient échappé du programme MBCT, notamment l’aversion aux pensées, émotions et sensations négatives, et Wherever You Go, There You Are (Où tu vas, tu es) de Jon Kabat-Zinn qui m’a aidé à renforcer mon auto-bienveillance et m’a appris à ne pas faire la pub de la méditation, même si elle a changé ma vie. Ça m’a fait réfléchir sur la pertinence de ce que je faisais ici (sur ce blog), et puis, j’ai bien aimé disposer de plus de temps dans mes journées (je n’écris pas très vite, et je me relis beaucoup), mais je me suis promise de ne pas arrêter avant le jour 365, alors me voici.

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime (Duerme Negrito que je prépare pour mon cours de chant)

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Voir une personne que j’apprécie (mes profs de chant et de formation musicale, les autres élèves)

– Chanter (cours de chant)

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (en ce moment, je lis Flow de Mihály Csíkszentmihályi)

– Lire le journal

– Prendre un cours (technique vocale et formation musicale)

– Méditer