Jour 338

Bilan du jour 337

Merci à tous ceux qui m’ont laissé des commentaires hier. Ça fait chaud au cœur de savoir de savoir que vous êtes plusieurs à me lire.

(sous les conseils d’Hélène, je vais quand même vous parler de la méditation. Raconter mon expérience, ce n’est pas faire de la pub, il me semble)

Je voudrais revenir sur une deuxième (re)découverte à la lecture de Wherever You Go, There You Are de Jon Kabat-Zinn : celle du « mode être » (being mode). L’auteur dit que nous sommes généralement plongés dans le « mode faire », où non seulement, on n’est pas dans l’instant présent, mais où l’on s’invente de surcroît une réalité généralement fausse sur soi et sa vie (« je suis trop ceci, je n’aurais pas dû faire cela, il va m’arriver ça »), sur les autres et sur le monde, ce qui nous cause des souffrances. On parle aussi de « pilote automatique », à cause duquel on peut passer à côté de sa vie. Par opposition, en « mode être », que l’on peut connaître grâce à la pratique de la méditation formelle et à la pleine conscience le reste du temps, nous sommes plus centrés sur le moment, ou du moins nous sommes en mesure de choisir ce sur quoi nous voulons nous concentrer : un problème familial, professionnel ou de santé, le dîner que je suis en train de préparer, les devoirs des enfants, un film, les sensations de mon corps lorsque je me glisse sous les draps et la conscience de ma respiration alors que je m’enfonce dans le sommeil. Le problème est toujours là, peut-être pourrais-je le dénouer en temps et en heure, mais il ne me gâche pas le reste de la journée à cause de ruminations incessantes.

Même si je suis loin d’avoir atteint un « mode être » optimum (je ne suis même pas sûre que ce soit le but), je sens vraiment que ces ruminations durent aujourd’hui beaucoup moins longtemps chez moi. Je sais les observer, les identifier, et parfois les déjouer. Avant cela, j’ai l’impression d’avoir été plongée dans un magma de mal-être incompréhensible pendant des années.

Dans les choses qui m’ont aidée à comprendre et à dédramatiser le magma, il y a la lecture des ouvrages de Christophe André. Je vous conseille cette interview de lui lumineuse et passionnante : http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/01/17/christophe-andre-la-parole-sur-la-gentillesse-se-libere_4848666_4497916.html

 

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Regarder un bon film

ou

– Regarder une bonne série

– Faire du yoga (fait au saut du lit)

– Me faire belle (avec l’âge, on comprend vraiment mieux l’intérêt du fond de teint)

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Trois amis en quête de sagesse de Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien)

– Méditer (fait après le yoga)

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2 réflexions sur “Jour 338

  1. Bonjour,

    Merci d’avoir pris en compte ma remarque et merci de l’intérêt que tu portes à mon propre blog, fut-il quelque peu inactif en ce moment…
    Je m’intéresse beaucoup à ce que tu décris et moi-même après avoir douloureusement replongé dans mon passé tente une approche similaire: changer mes pensées, mes cognitions du présent…
    Tu as beaucoup de courage (et moi aussi par la même occasion, ;-) ) d’entreprendre cette démarche difficilement partageable… De mon côté, à part mes psys et une ou 2 amies, personne ne peut comprendre ce que je vis et ce que je « travaille » de manière invisible pour autrui…
    Bon courage et merci encore de ton témoignage! :-)

    Hélène

    J'aime

    • Oui, disons que c’est un acte parfois douloureusement libérateur. L’amie à qui je peux le plus facilement en parler m’a dit l’autre jour que je tentais toujours de nouveaux trucs. Elle ne comprend pas qu’il s’agit de survie, et que c’est de ne rien tenter pendant des années qui m’a plongé dans l’abîme. Le sentiment de conformisme est très fort et les gens n’aiment pas que l’on s’écarte du « droit » chemin… Enfin, comme dirait mon homme qui cite Brassens : « Les braves gens n’aiment pas qu’eux l’on suive une autre route qu’eux », et comme dirait Alexandre Jollien qui cite son gastro-entérologue quand il lui fait part de ses craintes d’avoir un cancer : « Ça, c’est à mettre dans le dossier RAF » (Rien A Foutre). Peut-être que mon absence ici était liée à un sentiment de solitude que je croyais définitif… Mais tes messages me rassurent : ça fait plaisir d’être soutenue ! J’espère que tu nous raconteras très bientôt la suite de tes aventures sur ton blog…
      Bon courage,
      M

      J'aime

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