Jour 371

Bilan du jour 370

Dénichés à la médiathèque : les Pascal Brutal 2, 3 et 4 et La Vie secrète des jeunes 1 de Riad Sattouf, Obvious Child de Gillian Roberspierre et Petits arrangements avec la Mort de Pascale Ferran.

J’ai regardé le reportage d’Arte sur Les Pouvoirs du cerveau – déchiffrer la conscience (http://www.arte.tv/guide/fr/057414-002-A/les-pouvoirs-du-cerveau-1-2). Passionnant ! 2me partie, Notre intelligence dévoilée, ici : http://www.arte.tv/guide/fr/057414-001-A/notre-intelligence-devoilee

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime (pendant ma douche, au lieu d’écouter Si tu écoutes, j’annule tout ?)

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Faire une balade au parc

– Chanter

– Faire du yoga (échauffement, salutations et postures pour renforcer les abdos au lever)

– Aller au cinéma (L’ourson et la sociologue)

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Portrait de l’écrivain en animal domestique)

– Méditer (fait après le yoga)

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Jour 370

Bilan du jour 369

Activités sacrifiées mais travail bouclé : je suis soulagée. Aujourd’hui, envie de profiter de ma journée (et de parler en rimes en « é »).

Mes plaisirs du moment : la série The Bridge : Bron/Broen (j’adore le duo plutôt rigolo formé par les policiers — ça change des dépressifs mélancoliques à la Wallander et Sarah Lund) et ma session yoga/méditation quotidienne (ce qui est génial avec la routine, c’est qu’on a plus besoin de négocier avec soi-même : on le fait et c’est tout) (mais faut trouver le bon rythme : genre j’ai pris l’habitude d’aller courir le dimanche, mais au moins une fois sur deux, je ne suis pas chez moi, donc je ne le fais pas).

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Faire une balade au parc

– Regarder une bonne série (The Brigde : Bron/Broen)

– Chanter (plein de concerts à la rentrée)

– Faire du yoga (fait au lever)

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Portrait de l’écrivain en animal domestique, super bien écrit mais il ne se passe quand même pas grand-chose)

– Cuisiner un plat que j’aime (j’ai promis à mon homme que j’allais faire à dîner)

– Méditer (fait après les salutations)

– Aller à la médiathèque (je vais essayer de dénicher des Riad Sattouf et des Pascale Ferran)

– Écouter une émission de radio que j’apprécie (Si tu écoutes, j’annule tout)

Jour 369

Bilan du jour 368

Beaucoup de choses dont je dois m’occuper, dans tous les domaines (pro, perso, asso, loisirs, formation). Impression de manquer de temps, d’activité, de vie sociale en passant mes journées sur l’ordinateur. La sensation de « flow » dans mon travail a disparu depuis longtemps : suis-je en train de ma lasser ? Est-ce temps d’en changer ? Mais comment gagner ma vie ? Beaucoup de questions, d’insatisfaction, et le temps qui file, qui file…

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Voir une personne que j’apprécie (mes copines au yoga)

– Faire du yoga (échauffement et salutations au lever, cours ce soir)

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Portrait de l’écrivain en animal domestique)

– Lire le journal

– Prendre un cours (yoga)

– Méditer (fait après les salutations)

– Écouter une émission de radio que j’apprécie (Si tu écoutes, j’annule tout)

Jour 368

Bilan des « vacances »

Finalement, je n’ai pas écrit ici pendant mon séjour chez mes parents, non que je n’en aie pas ressenti le besoin, mais j’ai préféré garder mon ordinateur éteint  — mes yeux me disent merci — et j’ai réussi à maintenir mes activités de plaisir quotidiennes sans support bloguesque. Hier, j’ai commencé à rédiger un article assez long sur le séjour, mais aujourd’hui je me rends compte qu’il peut se résumer ainsi : après avoir écouté les doléances de tout le monde pendant 5 jours, j’ai passé la dernière soirée à me faire insulter sous le ton de la plaisanterie par une cousine de mon père, pour qui je suis une vieille peau dont l’écart d’âge se réduit avec ma mère. Je ne pourrais avoir des enfants que sous FIV, et de toute façon, ils seraient trisomiques (ce n’est pas le mot qui a été utilisé). Je précise que j’ai 33 ans.

Les points positifs des vacances : je me suis promenée, j’ai profité de la nature printanière, j’ai visité un village, j’ai fait des emplettes, j’ai caressé un âne, deux chevaux et deux chiens, j’ai raconté à mon homme mes souvenirs d’étudiante dans la ville où j’ai eu ma licence, je suis allée dans un super resto végan. Le dernier jour, nous avons passé l’après-midi dans le spa dont nous parlions depuis des semaines : hammam, sauna, jacuzzi, cascades… Je n’ai pas été aussi triste, tendue, que d’habitude. J’ai continué à vivre ma vie. J’ai l’impression d’y voir plus clair dans ce qui se joue là-bas : les auto-sabotages (la dette familiale s’élève à 50 000€), l’égoïsme, la bêtise, l’égocentrisme, l’aliénation, les dépendances, les personnalités borderline, bipolaires, les estimes de soi hautes instables qui s’assurent que les estimes de soi des autres restent bien basses, la douleur, la souffrance, l’impossibilité de dévier d’une habitude, et enfin, la surprise du dernier jour, la méchanceté. Ça m’atteint, bien évidemment, mais ça ne m’empêche plus de vivre.

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime

– Écrire (ceci)

– Faire une balade au parc

– Chanter

– Faire du yoga (échauffement et salutations au lever)

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (Portrait de l’écrivain en animal domestique de Lydie Salvayre)

– Méditer (fait après les salutations)

– Écouter une émission de radio que j’apprécie (Si tu écoutes, j’annule tout)

Jour 367

Bilan du jour 366

Ma douleur dans l’omoplate a pratiquement disparu. Yes!

Dimanche, je pars une petite semaine chez mes parents avec mon homme. Officiellement, ce sont des vacances, mais je sais qu’elles ne seront pas de tout repos. Je continuerai le yoga et la médiation, mais à part ça, je n’ai aucune idée de comment je gérerai. Je pratiquerai aussi l’exposition aux émotions, qui est une forme de méditation que j’ai apprise pendant le programme MBCT. Retourner chez mes parents est toujours très douloureux, et la dernière fois, j’ai mis presque deux mois à m’en remettre.

Je ne pense pas que j’écrirai ici avant mon retour, donc je vous dis à dans 10 jours.

Non, c’est idiot. Je sais bien que publier des articles ici me fait un bien fou et me permet de garder la tête hors de l’eau, donc si, vous aurez de mes nouvelles la semaine prochaine.

Plaisirs prévus

– Écouter de la musique que j’aime (pas mal de cuisine et de ménage à faire cet aprèm : ça me donnera du courage)

– Écrire (ceci)

– Voir une personne que j’apprécie (V, L et leurs enfants viennent dîner ce soir)

– Faire du yoga (fait au lever)

– Améliorer mon intérieur (gros ménage car nos amis viennent dîner)

– Me faire un masque (ça fait longtemps)

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (j’ai emprunté Portrait de l’écrivain en animal domestique de Lydie Salvayre à la médiathèque)

– Cuisiner un plat que j’aime (lasagnes végétariennes, salade mâche roquefort et noix et je ne sais pas encore quel dessert qui sera sûrement à base de chocolat pour nos amis ce soir)

– Méditer (fait après le yoga)

– Écouter une émission de radio que j’apprécie (Si tu écoutes, j’annule tout ? Quoique, ça fait des lustres que je n’ai pas écouté La Librairie francophone)

Jour 366

Bilan du jour 365

Le défi des quatre plaisirs devant durer « un ou deux ans », j’ai donc décidé de continuer à écrire ici jusqu’au jour 730, même si techniquement, fin juillet, cela fera deux ans que je tiens ce blog.

Ce serait quand même pas mal que je relise ce que j’ai écrit et que j’en tire un bilan, les choses ayant beaucoup changé pour moi.

Ma nouvelle posture au bureau a supprimé mes maux de tête, ce qui est magique, mais j’ai une pointe lancinante au niveau de l’omoplate droite qui ne veut pas disparaître. Hier au yoga, j’y suis allée mollo (bonne excuse pour ne pas faire le corbeau !), mais ensuite la douleur m’a réveillée à chaque fois que je bougeais dans mon sommeil.

Plaisirs prévus

– Écrire (ceci)

– Manger du chocolat

– Manger du fromage

– Voir une personne que j’apprécie (les enfants, les bénévoles et mon frère au soutien scolaire)

– Faire du yoga (échauffement et salutations au saut du lit)

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (My Age of Anxiety)

– Méditer (fait après les salutations)

Jour 365

Bilan du jour 364

Il faudrait peut-être que je songe à faire un bilan des 365 jours blogués, mais c’est un article qui me prendra du temps, ce que je n’ai pas en ce moment, donc si ça vous va, je vais faire comme si de rien n’était et traiter ce jour comme un autre.

Hier, j’ai regardé le foot avec mon frère et mon homme. Je m’en foutais (et non « footais » ah ah) royalement, mais je me suis quand même intéressée à ce qui se passait et j’ai bien aimé être dans un bar entourée quasi exclusivement d’hommes en communion (sauf un qui n’était pas loin de nous et qui avait l’air de tellement détester Paris qu’il était prêt à être pour n’importe lequel de ses concurrents).

Plaisirs piochés

– Écrire (ceci)

– Manger du chocolat

– Manger du fromage

– Voir une personne que j’apprécie (mes copines au yoga)

– Chanter

– Faire du yoga (salutations au lever + cours ce soir)

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (My Age of Anxiety, L’Anatomie de la mélancolie moderne. Ce qui est drôle, c’est que lorsque j’ai étudié Burton, je me disais qu’il était flingué et qu’écrire ce livre-là n’avait pas dû résoudre ses problèmes, et là, les mêmes idées me traversent sur Scott Stossel. Ce qui est moins drôle, c’est que dans son « exhaustivite aiguë », Stossel a évidemment lu Burton. Ce qui est triste, c’est qu’il met tout le monde sur le même plan — Freud, Aristote, Gallien, Burton et les thérapies modernes — avec en sous-texte, « j’ai tout envisagé et étudié, mais rien n’a marché sur moi car personne ne comprend vraiment l’anxiété (= dans son délire égocentrique, « ne me comprend vraiment moi »), pensant que ça signifie « j’ai tout essayé ». Ce qui est tragique, c’est que des gens lisent ce bouquin pour y trouver des solutions contre leur anxiété (et elles existent) et doivent être encore plus perdus en le refermant. Bon, je vais attendre de le terminer avant de poser un jugement définitif…)

– Lire le journal (fait au petit-déj’)

– Prendre un cours (yoga)

– Méditer (fait, difficilement, après les salutations)

– Aller à la médiathèque (ma BD de Riad Sattouf est arrivée !)

– Écouter une émission de radio que j’apprécie (Si tu écoutes, j’annule tout)

Jour 364

Bilan du jour 363

J’ai adapté mon poste de travail en éloignant mon PC de mes yeux et j’ai beaucoup moins de maux de tête. Le hic, c’est mon omoplate droite qui n’a pas du tout aimé le changement. Mon dos est pourtant plus droit, mes coudes reposent maintenant sur le bureau, mais j’imagine que mon corps s’était habitué à des années dans la même posture, aussi imparfaite soit-elle. J’espère qu’il se rééquilibrera et que ma petite séance de yoga quotidienne l’y aidera.

Plaisirs prévus

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Voir une personne que j’apprécie (ma prof de chant)

– Chanter

– Faire du yoga (échauffement et salutations au saut du lit)

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (The Age of Anxiety)

– Lire le journal (fait au petit-déj’)

– Méditer (fait après les salutations)

– Écouter une émission de radio que j’apprécie (hier, j’ai fini par écouter Le Masque et la plume. J’adore cette émission, mais il y a toujours un con pour raconter la fin du film. Aujourd’hui, je reviens à Si tu écoutes, j’annule tout, en espérant que Guillaume Meurice soit revenu — mon 2e préféré après Thomas VDB)

Jour 363

Bilan du week-end

En ce moment, je ne travaille pas beaucoup pour ne pas me surcharger et mieux gérer le stress, la sédentarité et la solitude causés par ma situation de freelance. Je suis très satisfaite de cette situation : j’ai du temps pour me former et pour mon entourage, j’ai l’esprit plus clair et mon corps me fait moins souffrir (c’est pas encore tout à fait ça, écrit-elle sentant la céphalée oculaire poindre après deux heures devant l’ordinateur). Étant d’un naturel fourmi, je peux (pour l’instant) me le permettre financièrement, mais j’aimerais trouver un équilibre en travaillant davantage. Je sens que cette période plus cool est néanmoins un passage nécessaire et je suis confiante dans l’avenir.

Plaisirs piochés

– Écouter de la musique que j’aime (pour préparer mes répétitions de chant)

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Voir une personne que j’apprécie (ma prof de chant, ma prof de formation musicale, les autres élèves)

– Chanter

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (My Age of Anxiety: Fear, Hope, Dread, and the Search for Peace of Mind de Scott Stossel — Anxiété : les tribulations d’un angoissé chronique en quête de paix intérieure en français)

– Écouter une émission de radio que j’apprécie (Si tu écoutes, j’annule tout)

Jour 362

Bilan du jour 362

« Personnalité difficile » bien gérée — plutôt ignorée, à vrai dire, mais apparemment, c’est comme ça que font les autres. En discutant avec eux, je me suis aussi rendu compte qu’ils ne voient pas à quel point elle va mal, alors que moi, ça me saute aux yeux. Dès le début, j’ai vu qu’elle était complètement stressée et franchement déprimée, et qu’elle poursuivait des chimères dans l’espoir d’aller mieux — obsessions de performance (« Il faut qu’on bosse deux fois plus pour devenir les meilleurs »), comparaison et compétition avec les collègues, impossibilité de débrancher (d’où les réunions qui s’éternisent) et tendance à entraîner les autres dans sa galère  (« On va tous trop mal, on est tous débordés mais ça ira mieux quand on aura des résultats ») et son corollaire (que reconnaîtront tous ceux qui ont à subir un petit chef nerveux), mettre la pression sur les autres, péter des câbles lorsqu’ils ne rentrent pas dans son jeu et, corollaire du corollaire, péter des câbles en général et sortir des inepties (« Je nous ai fait obtenir un don de X €, je mérite que cet argent me revienne »). Et comme on est dans un milieu associatif, on enrobe tout ça de culpabilisation et on fait croire que tout désaccord dessert « la cause ».

Bref, quand moi je vois tout ça et que je finis par me poser des questions sur la nature humaine (est-elle conne parce qu’elle va mal ou va-t-elle mal parce qu’elle est conne ?), les autres s’en tiennent à « elle me soûle, je ferme ma gueule et je ne pense plus à elle dès que je rentre chez moi ». Peut-être ont-ils raison… Mais comment font-ils ?

Mes salutations au soleil matinales commencent à devenir un réflexe — je me lève et je prends mon tapis sans me poser de questions — et ça me procure un profond sentiment de satisfaction.

Plaisirs prévus

– Écrire (ceci)

– Manger du fromage

– Voir une personne que j’apprécie (ce soir, AG d’une autre asso, liée à mon métier cette fois-ci)

– Chanter (il faut que je prépare mes concerts du mois de mai)

– Faire du yoga (échauffement et salutations au réveil)

– Me faire belle

– Caresser ma lapine

– Passer du temps avec mon homme

– Lire un livre que j’apprécie (mais lequel ?)

– Méditer (fait après les salutations)

– Écouter une émission de radio que j’apprécie (Si tu écoutes, j’annule tout, mon rituel du midi)